Reportage photo à La Réunion

David, t’es photographe, Photographe ?

David Philippot, photographe à Rennes — portrait

Oui, je suis Photographe.

Mais aussi Verseau du 2e décan, avec influence mercurienne (c’est du pipo, j’y connais rien en astro).
Plus jeune, mon prof d’art plastique m’avait dit : « David, continue dans le dessin ». Je l’ai pas cru.
Plus tard : « Fais éduc spé ». Pas cru non plus.
Aujourd’hui, je fais de l’art avec des gens, des vrais.
Balle au centre.
Avant d’être celui qui immortalisera vos souvenirs, j’étais préparateur en pharmacie hospitalière au CHU de Rennes.
Et puis un jour, j’ai compris que ma place était ailleurs.

Avant l’objectif, il y avait la blouse.

Préparateur en pharmacie hospitalière reste un chouette métier, plutôt diversifié dans ses activités. Entre la reconstitution de chimiothérapies, la fabrication de préparations magistrales et hospitalières, la délivrance médicamenteuse ou encore la gestion des flux, les journées ne se ressemblent pas vraiment.

Cependant, ma place était ailleurs, loin des médocs.

Ces années passées en pharmacie hospitalière m’accompagnent encore aujourd’hui. J’y ai appris la rigueur, l’adaptabilité, le travail en équipe et l’importance de la confiance entre professionnels.

À l’hôpital, chacun a son rôle, ses responsabilités, sa place dans un collectif plus grand que lui. Finalement, un mariage, ce n’est pas si différent.

Le jour J, je travaille aux côtés des traiteurs, DJ, vidéastes, wedding planners, fleuristes ou officiants. Chacun apporte sa pierre à l’édifice, avec un objectif commun : faire en sorte que votre journée se déroule le plus sereinement possible.

Et si je peux vous accompagner avec discrétion, bonne humeur et une organisation sans faille, alors mon ancienne vie n’aura pas servi à rien.

Le grand frère, ma première Bromance.

Le p’tit blondinet à gauche, c’est moi et le beau brun à droite, c’est mon grand frère.
Celui à qui je dois une bonne partie de mes passions : le basket, la culture US, la musique, l’humour, les jeux Final Fantasy et Dragon Ball. J’ai encore le moment en tête où le tout premier épisode de Pokémon était diffusé sur TF1 et c’était avec lui.

À la maison, je le suivais partout. J’ai encore des souvenirs où il râlait parce que j’étais dans ses pattes… mais il prenait quand même le temps de me montrer ses skills sur FF7 et FF9, de me prêter son « guide du zizi sexuel » et de me mettre la branlée au Basket.

Je me souviens surtout de son regard protecteur (je sais qu’il va exploser de rire en lisant ça).

Plus jeune, j’étais très (trop) réservé. Toujours à observer les gens dans un coin, peur de déranger, un peu bègue sur les bords. L’assurance viendra plus tard, avec les copains, mais on en reparle un peu plus loin.

Bref, même si tu t’appel Kévin, je serais toujours très fan de toi Bro.

Et puis il y a le basket.

J’ai joué au basket pendant près de 15 ans.

Avec certains de mes coéquipiers, on se connaît depuis l’école primaire. On a grandi ensemble, traversé le collège, le lycée, et aujourd’hui encore, ce sont mes amis les plus proches. Malgré un talent insuffisant, ma carrière pro se projette à travers mon œil en ayant l’opportunité de shooter pour l’équipe de l’URB.

Finalement, le basket m’a surtout appris l’importance du collectif, de la fidélité et des liens qui traversent le temps et je crois que c’est aussi pour ça que j’aime autant photographier les mariages, les familles et les couples.

Un mariage par exemple, ce n’est pas seulement deux personnes qui se disent oui. C’est aussi une histoire d’amitiés de longue date, de familles qui se retrouvent, de liens qui se créent ou qui se renforcent.

Des gens qui ont grandi ensemble, des souvenirs communs, des éclats de rire que seuls quelques initiés peuvent comprendre.

Au fond, ce sont toutes ces relations humaines qui me touchent et que j’aime raconter en images.

Et non, perdu.
Je ne suis pas né avec un appareil photo

C’est souvent le scénario classique.

Un parent possède un vieil appareil argentique, photographie les vacances, les anniversaires, puis un jour, l’appareil finit au placard.

Des années plus tard, on retombe sur les albums.

On se revoit enfant.

On se souvient.

Moi, ce n’est pas vraiment comme ça que ça s’est passé.

C’est seulement à mes 20 ans que la photographie est entrée dans ma vie. Une passion de fond, présente mais sans vraie direction.

Jusqu’au jour où ma filleule est née.

Et là, tout a changé.

Je l’ai photographiée dans les bras de ses parents, pendant ses premiers mois, ses premières découvertes, ses premiers anniversaires.

Et un jour, je me suis surpris à me poser une question.

Qu’est-ce qu’elle pensera, plus tard, en les voyant ?

« Wow, la maison était comme ça ? »

« J’avais cette tête-là quand j’étais petite ? »

« J’aimerais revenir à ce moment où j’étais encore une enfant. »

« Je ne me souvenais plus de ce regard. »

« J’avais oublié cette façon qu’ils avaient de me regarder. »

C’est là que j’ai compris quelque chose.

Une photographie ne sert pas seulement à montrer ce qui s’est passé.

Elle devient un point d’ancrage.

Une preuve visuelle d’un passé réel.

D’un présent qui compte.

D’un lien à soi, à sa famille, à ceux qu’on aime.

Et franchement, je trouve ça assez fou.

AVANT DE FAIRE DES PHOTOS, JE CHERCHE L’HUMAIN.

Aujourd’hui, c’est exactement ce que je cherche à créer pour les couples, familles et futurs mariés que j’accompagne.

Des images qui ramènent à un regard, à une main serrée, à une étreinte, à un silence chargé d’émotion, à une parole glissée à voix basse.

Quelque chose que vous serez heureux de retrouver dans 10, 20 ou 50 ans, quelque chose que personne ne pourra vous enlever.

Non, je ne suis pas né avec un appareil photo dans les mains, mais je sais exactement ce que ça fait d’avoir envie de se souvenir.

Le jour d’un mariage ou séance famille, j’aime être ce tonton qu’on ne voit pas assez souvent ou ce pote lointain des mariés qui s’intègre naturellement au groupe. Celui qui discute avec mamie, plaisante avec les témoins, joue avec les enfants et finit parfois sur la piste de danse.

Parce qu’avant de faire des photos, je cherche l’humain et les images n’en sont que meilleures. On me décrit souvent comme quelqu’un de sincère, empathique, sensible… avec un brin de folie (un gros brin). J’essaie simplement de garder un cœur d’enfant dans un monde parfois un peu trop sérieux.

Je suis basé à Rennes, en Bretagne. Mais je suis aussi cap’ de vous suivre partout en France.
Tant qu’il y a de l’humain… et de la bonne bouffe.

On se fait un match ?

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, c’est qu’on a probablement déjà quelques points communs, et votre histoire, j’aimerais beaucoup la découvrir à mon tour.

Autour d’un café, d’une bière ou simplement au téléphone, l’idée est surtout de prendre le temps d’échanger, de faire connaissance et de voir si le courant passe, pas de discours commercial compliqué.

Juste une discussion simple, entre humains.

Racontez-moi votre histoire