

Découvrez ce reportage photo de mariage au Château de Beaussais, à Beaussais-sur-Mer (Côtes-d’Armor).
Un aperçu concret d’une journée complète sur place, des préparatifs à la soirée, pour aider les couples à imaginer leur mariage dans ce lieu de réception.
Beaussais-sur-Mer (22650), entre Saint-Malo, Dinard et Saint-Jacut-de-la-Mer
Capacité : jusqu’à environ 230 invités assis selon la configuration choisie
Configuration : une grande orangerie lumineuse face à la mer, une seconde salle pour la soirée, plusieurs espaces extérieurs et un parc qui permet facilement d’organiser une cérémonie laïque ou un cocktail dehors.
Domaine : un lieu de réception posé face à la mer, avec une vue dégagée sur la baie et les îles des Ébihens. Clairement le genre d’endroit qui change complètement l’ambiance d’un mariage, surtout en fin de journée.
Histoire : le Château de Beaussais mêle aujourd’hui le charme d’une demeure de caractère à un lieu de réception pensé pour les mariages, avec une rénovation qui garde un vrai esprit bord de mer.
Hébergement : possibilité de loger une partie des invités directement sur place dans les hébergements du domaine.
Pourquoi les mariés aiment ce lieu ?
Pour la vue évidemment, mais aussi parce qu’on peut quasiment tout faire au même endroit : préparatifs, cérémonie laïque, cocktail, dîner et soirée sans avoir à courir partout
La journée débute à 10 h. Les mariés avaient à cœur de vivre leurs préparatifs dans des lieux qui leur sont familiers, entourés de leurs proches. Charlotte commence sa journée à leur domicile, tandis que Jocelyn se prépare chez son meilleur ami.
Comme à l’accoutumée, je découvre deux salles, deux ambiances.
Du côté de Charlotte, l’atmosphère est cocooning. On échange quelques confidences, on se rassure mutuellement et on profite de ce petit cocon où elle sait qu’elle peut laisser s’échapper un peu de stress.
Du côté de Jocelyn, il est entouré de ses trois meilleurs amis. Ici, la nervosité s’évacue autrement : quelques bonnes vannes bien senties et un zeste de liquide houblonné.
Ce qui est chouette, c’est qu’ils ont vraiment fait en sorte d’être entourés de leurs proches. Chacun a pris son rôle très à cœur : accompagnateur, déstresseur, logisticien… Tout le monde participe à sa manière à la réussite de cette matinée.
Après les préparatifs de Jocelyn, je reprends la route pour rejoindre Charlotte et assister aux derniers instants avant qu’elle n’enfile sa robe.
À mon arrivée, je rencontre son papa, qui patiente tranquillement pendant que sa fille termine de se préparer. Je ne l’avais pas encore rencontré.
— Vous êtes le papa ?
Petit coup de pression du « padre ».
— Non, non, je suis son frère !
Je souris, un peu gêné, puis je rentre dans la maison pour retrouver Charlotte et ses drôles de dames.
Charlotte me demande de patienter à l’extérieur de la chambre. Parfois, certaines mariées préfèrent que je sois présent dès le début de l’habillage, d’autres souhaitent conserver un peu plus d’intimité. J’apprécie beaucoup ces moments, non pas par voyeurisme bien entendu, mais parce qu’ils donnent souvent naissance à des images fortes et pleines d’émotion. Mais tout dépend de la pudeur et des envies de chacun.
Je patiente donc cinq petites minutes. Cinq minutes qui me permettent de souffler un peu, de remettre de l’ordre dans mes idées, dans mes envies d’images et dans le planning de la journée.
Elles me permettent aussi d’observer le papa depuis l’extérieur.
Je sais qu’il ne me voit pas. Je le regarde réfléchir, chercher son discours dans la poche intérieure de sa veste. Son visage est tendre, calme et concentré.
« David, tu peux rentrer. »
Bon, plus le temps de réfléchir ni d’observer le padre. On repart au front.
Je pousse la porte entrouverte et découvre Charlotte, la robe presque enfilée. Autour d’elle, sa maman, sa sœur, une nièce et ses deux meilleures amies.
La chambre est un peu étroite. Je vais devoir trouver ma place.
Il se passe beaucoup de choses. Beaucoup de regards. Je comprends rapidement qu’il y a une histoire de nœud récalcitrant. Les deux meilleures amies sont sur le coup, tuto YouTube à l’appui. La maman parle beaucoup, ce qui crispe légèrement Charlotte. J’observe aussi une sœur un peu tendue.
Finalement, c’est sur les doigts de fée de la petite nièce que repose la mission du nœud indomptable.
J’ai capturé tout ça dans un Reel, que je vous laisse découvrir. On se retrouve juste après.
Avec Charlotte et Jocelyn, nous avions convenu de nous retrouver au Manoir de Taden pour leur découverte.
Nous n’en avions pas reparlé depuis quelque temps, mais je ne sais pas si Jocelyn l’avait anticipé : les volets du manoir étaient exactement de la même couleur que son costume. Un détail qui fonctionnait particulièrement bien sur les photos.
Lorsque j’arrive, Jocelyn est déjà sur place. Je le positionne dos à l’arrivée de Charlotte. Le timing est serré : dans quelques minutes, nous devons déjà prendre la direction de la mairie de Taden.
Hors de question d’ajouter du stress à ce moment. Je donne simplement quelques consignes à Charlotte pour poser un cadre, puis je laisse la vie faire le reste. Je m’éloigne doucement afin de leur laisser leur bulle.
Jocelyn se retourne et découvre sa future femme.
Un sourire apparaît immédiatement sur son visage. À en juger par le regard de Charlotte, le sentiment semble largement partagé.
Un câlin, un baiser, quelques mots échangés.
Je croise alors le regard de Jocelyn et lui fais un signe de tête. Il comprend immédiatement.
Il est temps de prendre la route vers la mairie.
Du Manoir de Taden à la mairie, il n’y a qu’une trentaine de mètres à parcourir.
À leur arrivée, Charlotte et Jocelyn sont accueillis par leurs proches ainsi que par le maire du jour : un ami du couple et de la maman de Jocelyn, également adjoint au maire de la commune.
Je me dis alors que, pour une fois, la cérémonie civile risque d’avoir un petit supplément d’âme.
Ne nous mentons pas, une cérémonie civile reste une cérémonie civile. Il y a des textes à lire, des papiers à signer et tout un protocole à respecter. Mais cette fois, la présence d’un proche à la célébration apporte une atmosphère différente.
Au fil du discours, les clins d’œil se multiplient entre l’élu, les mariés et leurs familles. Quelques sourires complices viennent alléger le côté très officiel de l’exercice.
La salle éclate même de rire lorsqu’un des frères de Jocelyn fait une arrivée remarquée… au moment où la cérémonie touche presque à sa fin. Je ne citerai personne, mais certains auront sans doute droit à quelques taquineries pendant le reste de la journée.
Quelques signatures plus tard, le livret de famille est récupéré, les félicitations sont échangées et le cadeau de la ville est discrètement confié à un témoin.
Cette fois, c’est officiel.
Maintenant, direction l’église.
Comme toujours, j’arrive en avance.
Ce jour-là, c’est avec le père Jean-Mabundi que je vais travailler. Les mariés préviennent généralement le célébrant de ma présence, mais j’aime prendre quelques minutes pour me présenter moi-même. C’est plus agréable que de découvrir un photographe qui gravite autour de l’autel sans savoir qui il est. Et puis, après tout, je suis un peu chez lui.
Pendant que les invités prennent place dans l’église, le père Jean-Mabundi échange quelques mots avec les mariés à l’extérieur. J’en profite pour rappeler quelques consignes aux différents binômes qui s’apprêtent à faire leur entrée : regarder devant soi plutôt que ses chaussures, profiter du moment et prendre son temps.
Les premiers binômes s’élancent.
Puis vient le tour de Jocelyn et de sa maman. Une fois arrivé devant l’autel, il se retourne pour découvrir Charlotte au bras de son père.
Je ne sais jamais vraiment comment décrire cet instant.
Dans chaque mariage, il y a quelque chose qui change lorsque la mariée apparaît. Comme si l’atmosphère de l’église se transformait soudainement. Les regards convergent, les conversations s’arrêtent et, pendant quelques secondes, il n’y a plus qu’elle.
Charlotte ne fait pas exception.
Au bras de son père, elle traverse l’allée sous les regards de ses proches avant de rejoindre Jocelyn.
Les deux cérémonies terminées, tout le monde prend la direction du Château de Beaussais.
Enfin… presque tout le monde.
À peine quelques dizaines de mètres après avoir quitté l’église, la voiture des mariés décide que sa journée est terminée. Panne.
Impossible pour elle de les conduire jusqu’au lieu de réception.
N’ayant pas la possibilité de les accompagner, je poursuis ma route jusqu’au château. Quelques minutes plus tard, je reçois une photo de Charlotte qui me permet de comprendre la situation.

À mon arrivée, les invités m’interpellent à tour de rôle :
— David ! Chacha et Joss vont être en retard, leur voiture est tombée en panne !
Je vous avoue qu’à ce moment-là, ma principale inquiétude concerne surtout le timing. La fin d’après-midi est toujours un petit exercice d’équilibriste : il faut réussir à caser les photos de groupe, la séance couple, profiter du cocktail et ne pas manquer les animations préparées par les proches.
Heureusement, plus de peur que de mal.
Charlotte et Jocelyn arrivent finalement avec seulement une vingtaine de minutes de retard sur l’horaire prévu.
Rien qui puisse perturber la suite de la journée.
Ils vont pouvoir profiter pleinement de leur cocktail, nous aurons le temps de réaliser les photos importantes et, comme vous pourrez le constater dans la galerie ci-dessous, la panne de voiture ne sera bientôt plus qu’une anecdote de mariage à raconter.
Après le cocktail, les invités rejoignent l’orangerie pour le dîner.
C’est généralement à ce moment-là que j’ai mon petit coup de mou de la journée. Rien de dramatique, mais après plusieurs heures à courir dans tous les sens, je profite du repas pour recharger les batteries. Au sens propre comme au figuré. Les appareils retrouvent un peu d’autonomie, et moi aussi.
La soirée est rythmée par plusieurs prises de parole.
Les parents ouvrent le bal des discours, avec une mention spéciale pour la maman de Jocelyn qui ira jusqu’à pousser la chansonnette au milieu du sien. Un moment aussi inattendu que touchant. Une marraine de Charlotte prend ensuite la parole, suivie par l’un des frères de Jocelyn qui ajoute sa pierre à l’édifice des souvenirs et des anecdotes familiales.
Pendant que les invités profitent du repas, je garde un œil sur l’heure. Je sais que la deuxième partie de soirée approche et qu’elle risque d’être animée.
Et je ne me trompais pas.
Une fois le dîner terminé, tout le monde se dirige vers la seconde salle pour lancer les festivités. Les mariés ouvrent le bal avant de rapidement être rejoints par leurs proches.
Le dancefloor se remplit, l’ambiance monte d’un cran et les dernières inhibitions disparaissent peu à peu.
C’est souvent à ce moment-là que naissent certaines de mes images préférées de la journée. Les sourires sont naturels, les éclats de rire sincères et plus personne ne pense à l’objectif.
Charlotte et Jocelyn se sont donnés à fond jusqu’au bout de la nuit, entourés de leurs familles et de leurs amis.
Une très belle manière de conclure cette journée au Château de Beaussais.
– Lieu (pour ceux qui n’auraient pas lu) : Le château de Beaussais
– Traiteur : Mr M Traiteur
– Robe : Fabienne Alagama
– Costume : Tradition
– MUA : Charlotte
– Coiffure : Aux reflets d’Aurore
– DJ : Sonofactory
Si le Château de Beaussais fait partie de vos options et que vous cherchez quelqu’un qui connaît déjà le lieu, écrivez-moi. On peut prendre un moment pour échanger sur votre projet, sans engagement. J’aime ces conversations en amont, c’est aussi là que se prépare ce qui rendra votre journée différente des autres.