

Dans le premier volume, je vous parlais de la valeur des souvenirs. Dans le deuxième, de tous ces instants que votre mémoire laissera inévitablement de côté.
Aujourd’hui, j’aimerais répondre à une phrase que j’entends avant presque chaque mariage.
— On n’est pas photogéniques.
Parfois, c’est la future mariée qui me le dit. D’autres fois, c’est le futur marié qui l’annonce en riant, comme pour s’excuser à l’avance et presque à chaque fois, cette phrase est suivie d’une autre.
— On déteste poser.
Je vous rassure tout de suite, vous êtes loin d’être les seuls.
Et surtout, ce n’est absolument pas un problème.
On imagine souvent que les belles images sont réservées aux personnes qui savent naturellement où regarder, comment sourire ou quoi faire de leurs mains.
Comme si certains avaient reçu, à la naissance, un mystérieux “gène de la photogénie”.
Je n’y crois pas une seconde.
En réalité, la plupart des couples que je photographie n’ont jamais posé devant un appareil photo. Ils ne sont ni mannequins, ni influenceurs. Ils ne savent pas toujours quoi faire lorsqu’un objectif se tourne vers eux et c’est très bien comme ça.
Parce que le jour de votre mariage, je ne cherche pas à photographier des modèles, je cherche à photographier deux personnes qui s’aiment et vivent l’instant.
Le vrai problème, c’est ce qu’il provoque. Dès qu’un objectif apparaît, beaucoup de personnes changent inconsciemment de comportement. Les épaules se tendent, le sourire devient un peu forcé, les mains ne savent plus où aller. On se demande si l’on regarde au bon endroit, si l’on se tient correctement, si l’on a “un bon profil”.
En quelques secondes, on oublie complètement pourquoi on était en train de rire, encore une fois, c’est normal.
Nous avons presque tous grandi avec cette idée qu’une photo se “réussit” en regardant l’objectif et en souriant. Pour un mariage, je pense exactement l’inverse.
Certaines de mes images préférées ne sont pas celles où tout est parfaitement en place, ce sont celles qui naissent juste après.
Quand vous éclatez de rire parce que quelqu’un vient de faire une blague, quand vous vous regardez sans savoir que je suis encore en train de photographier, quand vous soufflez enfin après une montée d’émotion ou lorsque vous attrapez spontanément la main de votre moitié.
Ces moments ne se commandent pas, ils se vivent et c’est précisément ce qui les rend précieux.
Si je devais résumer mon travail en une phrase, ce serait probablement celle-ci. Je ne suis pas là pour vous transformer mais pour créer les conditions qui vous permettront d’oublier que je suis présent.
Je vous guide quand c’est nécessaire, mais je ne cherche jamais à vous faire jouer un rôle. Parce que ce qui vous rend uniques ne se trouve pas dans une pose. Cela se trouve dans votre manière de vous regarder, de rire ensemble ou de vous rassurer d’un simple geste.
Les couples qui me disent être mal à l’aise devant un appareil photo ont souvent ces qualités précieuses.
C’est exactement ce qui rend leurs images sincères. Je préfère mille fois photographier un éclat de rire imparfait qu’un sourire parfaitement maîtrisé. Parce que le premier vous fera encore sourire dans vingt ans, le second risque simplement de vous rappeler que quelqu’un vous avait demandé de dire “cheese”.
Le jour de votre mariage, personne n’attendra de vous que vous soyez des modèles. Vos proches ne seront pas là pour juger votre profil ou votre façon de sourire. Ils seront là parce qu’ils vous aiment.
Alors oubliez cette pression de devoir être parfaits, les photos vues sur les réseaux sociaux, l’idée qu’il faudrait savoir poser pour mériter de belles images.
Votre mariage n’est pas un shooting de mode, c’est une journée de vie.
Avec les années, je me suis rendu compte que les plus belles images ne naissent pas d’une technique secrète, elles naissent d’un climat.
Lorsque vous vous sentez en confiance, vous oubliez progressivement l’appareil photo. Vous recommencez à vous parler naturellement, à vous toucher sans y penser, à rire sans vous demander si votre sourire est “le bon” et c’est à ce moment-là que les images deviennent vraiment les vôtres. Pas parfaites, mais sincères.
Dans le premier volume, nous avons parlé de la valeur des souvenirs, le second, de tous ces instants que votre mémoire ne pourra pas conserver.
Aujourd’hui, j’aimerais ajouter une dernière chose. Les souvenirs que vous garderez ne dépendront jamais de votre capacité à poser mais de ce que vous aurez vécu.
Vous n’avez pas besoin d’être photogéniques, pas besoin d’être à l’aise devant un objectif, ni de savoir quoi faire de vos mains.
Vous avez simplement besoin d’être vous.
Le reste, c’est mon métier.
Dans le prochain volume, j’aimerais évoquer l’importance du lâcher prise le jour J.
Si vous recherchez un photographe de mariage à Rennes ou en Bretagne, capable de raconter votre journée avec naturel, discrétion et sincérité, je serais ravi d’en discuter avec vous.
Découvrez mon approche du reportage de mariage et créons ensemble des images qui vous permettront, dans plusieurs années, de revivre cette journée comme si c’était hier.